Que se passe-t-il lorsqu’une population se vaccine moins ?

Quatre exemples qui montrent que la décision de réduire l’utilisation d’un vaccin ne se prend pas à la légère.

En Europe, une par­tie de la popu­la­tion com­mence à remettre en cause l’utilisation de cer­tains vac­cins et évite de faire vac­ci­ner ses enfants. Le pro­blème, c’est que le vac­cin ne pro­tège pas uni­que­ment l’individu, mais aus­si le groupe. Plus la popu­la­tion est vac­ci­née, moins la bac­té­rie ou le virus res­pon­sable de la mala­die pour­ra se dif­fu­ser au sein de cette même popu­la­tion. La vac­ci­na­tion crée une sorte de bar­rière col­lec­tive qui per­met de pro­té­ger les per­sonnes fra­giles non immu­ni­sées, qui ne peuvent être vac­ci­nées en rai­son de leur vul­né­ra­bi­li­té (les malades qui attendent une greffe, les per­sonnes âgées, les nou­veaux nés, etc). On appelle ça l’immunité de groupe.

Le gif ci-des­sous simule bien la pro­tec­tion par le reste de la popu­la­tion des quelques indi­vi­dus non vaccinés.

Mais cette immu­ni­té de groupe n’est effi­cace qu’à par­tir d’un seuil de vac­ci­na­tion très éle­vé, qui varie en fonc­tion de la conta­gio­si­té de la mala­die. Par exemple, pour la rou­geole, l’immunité de groupe ne fonc­tionne plei­ne­ment que si 95 % de la popu­la­tion est vac­ci­née, au mini­mum. Chez les 5% res­tant, le risque induit par la non-vac­ci­na­tion est alors minime.

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