Effectifs de l’Inserm : vers une ingénieurisation

On conti­nue ici d’étudier l’évolution des effec­tifs des dif­fé­rents orga­nismes de la recherche fran­çaise. J’ai récu­pé­ré les chiffres des dif­fé­rentes caté­go­ries de per­son­nels de l’Institut natio­nal de la san­té et de la recherche médi­cale (Inserm).

Atten­tion, l’axe des ordon­nées de ces gra­phiques ne com­mence pas à Zéro. Le but n’est évi­dem­ment pas de faire croire à des évo­lu­tions très impor­tantes des effec­tifs étu­diés mais de mon­trer les ten­dances sur une dizaine d’années (de 2008 à 2017).

On peut obser­ver sur le gra­phique ci-des­sous qu’en 10 ans les effec­tifs glo­baux de l’Inserm ont aug­men­té de 2,5% pas­sant de 5001 à 5124 fonc­tion­naires per­ma­nents.

Mais quand on creuse un peu, l’évolution des effec­tifs de l’organisme n’est pas la même pour toutes les caté­go­ries. Pen­dant que les technicien⋅ne⋅s de l’organisme ont vu leur nombre bais­ser assez for­te­ment (-14%) et que celui des chercheur⋅euse⋅s stagne, l’Inserm a vu son nombre d’ingénieur⋅e⋅s aug­men­ter de 24% en 10 ans rejoi­gnant petit à petit le nombre de chercheur⋅euse⋅s (1833 ingénieur⋅e⋅s contre 2142 chercheur⋅euse⋅s).

Répartition femmes / hommes à l’Inserm

L’Inserm est un ins­ti­tut de recherche essen­tiel­le­ment fémi­nin mais ça ne veut pas dire que les rap­ports de pou­voir hommes/femmes sont inver­sés par rap­port aux autres orga­nismes. En 2017, les postes d’emplois fonc­tion­nels (PDG et Agent comp­table prin­ci­pal) étaient tou­jours occu­pés par des hommes et les femmes res­taient mino­ri­taires chez les chercheur⋅euse⋅s. Plus nous des­cen­dons dans la hié­rar­chie plus la struc­ture se fémi­nise, les femmes repré­sen­tant qua­si­ment les 34 des technicien⋅ne⋅s.

On note­ra qu’en décembre 2017, Claire Giry a été nom­mée direc­trice géné­rale délé­guée et qu’elle a effec­tuée l’intérim de la pré­si­dence d’octobre 2018 à jan­vier 2019 mais que Gilles Bloch a ensuite été nom­mé pré­sident de l’organisme.

Les bilans sociaux de l’Inserm que j’ai trou­vés ne remontent qu’en 2014. Entre 2014 et 2017, cette répar­ti­tion femmes / hommes reste glo­ba­le­ment la même, la part des femmes chez les chercheur⋅euse⋅s pas­sant, par exemple, de 47,34% à 46,73% et chez les technicien⋅ne⋅s de 72,81% à 73,15%.

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