Un plan national pour la science ouverte très volontariste

Aujourd’hui, Fré­dé­rique Vidal était à la ren­contre annuelle de la Ligue euro­péenne des biblio­thèques de recherche pour annon­cer le plan natio­nal pour la  science ouverte. Et la ministre le dit sans ambage elle veut « Faire de la France le pays de la science ouverte ».

Suite à la loi Répu­blique numé­rique d’ Axelle Lemaire (Secré­taire d’État au Numé­rique du gou­ver­ne­ment pré­cé­dent) en 2016, ce plan affiche un enga­ge­ment clair vers une recherche acces­sible à tous. Alors que la loi Répu­blique numé­rique était inci­ta­tive et per­met­tait clai­re­ment aux cher­cheurs fran­çais qui le vou­laient de publier sans contrainte d’accès le fruit de leur recherche, le nou­veau plan serait beau­coup plus direc­tif.

Les articles, livres et don­nées issus de recherches finan­cées par appels à pro­jets sur fonds publics devront obli­ga­toi­re­ment être publiés en accès ouvert, soit direc­te­ment publiés dans des revues ope­nac­cess soit dans des dépôts comme HAL ou arXiv. HAL est donc confor­tée comme pla­te­forme de dépôt par le minis­tère mais va devoir être plus ergo­no­mique et plus faci­le­ment uti­li­sable par les cher­cheurs. Le plan « science ouverte » n’est pas clair sur la pos­si­bi­li­té pour les édi­teurs d’imposer un embar­go ou non sur le dépôt des articles en Ope­nAc­cess. Ce sera sans doute aux orga­nismes d’appels à pro­jets comme l’ANR de répondre à cette ques­tion.

Un fonds pour la science ouverte

Dans son docu­ment de pré­sen­ta­tion du plan « science ouverte », le minis­tère annonce que « d’une façon géné­rale, la com­mu­nau­té scien­ti­fique doit reprendre le contrôle du sys­tème édi­to­rial ». Le minis­tère de la recherche fran­çais s’affiche clai­re­ment du côté des cher­cheurs face aux édi­teurs tels qu’Elsevier, Sprin­ger-Nature et autres Wiley.

La ministre annonce la créa­tion d’un fonds pour la science ouverte qui serait une aug­men­ta­tion de la dota­tion bud­gé­taire de 5,4M€ la pre­mière année puis de 3,4M€ les années sui­vantes.

Fré­dé­rique Vidal crée un poste d’administrateur des don­nées de la recherche à ses côtés qui devra ani­mer un réseau d’administrateurs des don­nées des éta­blis­se­ments de recherche fran­çais.

Le minis­tère de la recherche fran­çais veut se mon­trer aux avant-postes de la poli­tique de la science ouverte en Europe et dans le Monde en par­ti­ci­pant à l’European Open Science Cloud et GO FAIR.

« On parle de science ouverte depuis trop long­temps, il faut main­te­nant pas­ser à l’action » a scan­dé la ministre.

Il ne reste plus qu’à le prou­ver.

Text & data mining « oublié »

Le text & data mining a l’air d’être le sujet oublié du plan « science ouverte ». Le MESRI vou­drait-il évi­ter de se mettre com­plè­te­ment à dos le Minis­tère de la culture et les lob­bys de l’édition ?

 


Pho­to d’illustration : LILLIAD Lear­ning Cen­ter Inno­va­tion par Damien TROY, licence crea­tive com­mons by-sa

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