Évolution du recrutement des assistants ingénieurs au CNRS de 2007 à 2018

Après les cher­cheurs, les ingé­nieurs d’études et les tech­ni­ciens, on conti­nue l’étude de l’évolution des recru­te­ments au CNRS.

Cette fois, inté­res­sons-nous, branche d’activités pro­fes­sion­nelles par branche d’activités pro­fes­sion­nelles (BAP), au recru­te­ment des assis­tants ingé­nieurs (AI), ces per­son­nels de la recherche dont les mis­sions sont un peu plus poly­va­lentes que celles des tech­ni­ciens.

Comme avec les autres caté­go­ries, j’ai pro­cé­dé en allant cher­cher les don­nées dans les arrê­tés d’ouverture au concours externe du CNRS de 2007 à 2018 sur Légi­france (par exemple, ici). J’ai trai­té les don­nées avec un petit script Python par­ta­gé sur Github pour en faire des fichiers json.

Vous pou­vez voir l’évolution de l’ouverture de postes au concours externe sur le gra­phique ci-des­sous :


Voir en plein écran l’évolution de l’ouverture de postes d’assistants ingé­nieurs au CNRS au concours externe

La BAP A est la branche des « Sciences du vivant, de la terre et de l’environnement » ; la B regroupe les « Sciences chi­miques et science des maté­riaux » ; la BAP C est celle des « Sciences de l’ingénieur et ins­tru­men­ta­tion scien­ti­fique » ; la BAP D ras­semble toutes les « Sciences humaines et sociales » ; la BAP E est la branche « Infor­ma­tique, sta­tis­tiques et cal­cul scien­ti­fique » ; la BAP F est celle de la « Culture, com­mu­ni­ca­tion, pro­duc­tion et dif­fu­sion des savoirs)» ; la BAP G ras­semble « Patri­moine immo­bi­lier, logis­tique, res­tau­ra­tion et pré­ven­tion », la BAP H est la BAP de la « Ges­tion de la recherche » ; La BAP I n’existe plus ; la BAP J, « Ges­tion et pilo­tage », est la fusion de la BAP H et la BAP I.

En 2012, pour per­mettre la titu­la­ri­sa­tion de contrac­tuels qui enchaînent les cdds pen­dant plus de 6 ans, la loi Sau­va­det a mis en place une nou­velle façon de recru­ter des AI dans les orga­nismes de recherche avec un concours par­ti­cu­lier, les « exa­mens pro­fes­sion­na­li­sés réser­vés » (EPR).

Depuis, chaque année, un cer­tain nombre de postes sont ouverts au titre de ces EPR. Voi­ci l’évolution de l’ouverture de postes estam­pillés « EPR » :


Voir en plein écran l’évolution de l’ouverture de postes d’AI au CNRS en « EPR ».

Pour connaître l’évolution du recru­te­ment des AI au CNRS, il me semble nor­mal de faire l’addition de ces deux formes d’ouvertures de postes. Voi­ci donc le gra­phique final de l’ouverture de postes des AI au CNRS :


Voir en plein écran l’évolution de l’ouverture de postes d’AI au CNRS

Sur ces gra­phiques, on peut voir une baisse régu­lière de 2007 à 2013 du recru­te­ment des assis­tants ingé­nieurs au CNRS puis une remon­tée qui ne revient tout de même pas aux niveaux pré­cé­dents. Je n’ai, pour l’instant, pas d’explication au trou d’air. Peut être une anti­ci­pa­tion d’un effet « loi Sau­va­det » qui n’aurait fina­le­ment pas eu lieu ? Si vous avez une expli­ca­tion, n’hésitez pas à l’exposer en com­men­taire de ce billet ou sur Twit­ter (@SoundofScFr).

One thought on “Évolution du recrutement des assistants ingénieurs au CNRS de 2007 à 2018

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.