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LPPR: Une première coordination des facs et labos sous le signe de la précarité dans l’ESR

Ce week-end, une première coordination nationale des facs et labos se tenait à la bourse du travail de Saint-Denis réunissant 750 inscrit·e·s dont une grosse majorité de salarié·e·s précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (57%).

« Le soutien doit venir des titulaires »

Contrairement aux mobilisations précédentes dans l’ESR, celle-ci a fait une très grande place au thème de la précarité avec, notamment, la revendication d’un plan de titularisation massive.

« Le soutien doit venir des titulaires »,demande une chercheuse précaire lors de la plénière, « il faut qu’ils et elles dénoncent de façon publique les pressions sur les précaires ». Un autre venu de Marseille exprime les difficultés en tant que précaire pour se mobiliser et dénonce les pressions et la répression qui existe au sein de l’université et finit : « je suis désolé de le dire mais on se fait poser des bâtons dans les roues par les titulaires ».

Pourtant, cette focalisation sur le problème de la précarité est parfois mal vécue par les titulaires. L’une d’elle s’exprime au micro pour demander de ne pas « stigmatiser les titulaires » et l’AG des précaires de l’après-midi a commencé par une brève tension entre la grande majorité des précaires qui voulaient avoir un espace non-mixte de discussion et les quelques titulaires qui voulaient y assister.

Malgré ces tensions, c’est bien sur la précarité que la motion finale se concentre. Elle dénonce « la Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche (LPPR) en préparation [qui] dégraderait les statuts et les conditions de travail (CDI-chantier, tenure track, généralisation du financement sur appel à projets…) ».

Plusieurs dates de mobilisation y sont annoncées mais le 5 mars est annoncé comme une date plus importante : « L’université et la recherche s’arrêtent » avec un objectif d’arrêt total des universités que ce soit de l’enseignement comme de la recherche. Cet objectif est ambitieux quand on connaît la propension des chercheur·euse·s à maniper, écrire ou reviewer des articles coûte que coûte, qu’il pleuve ou qu’il grève.

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